Qui contrôle les volumes façonne la filière.
Le 3R MCDQ est interpellé par le projet d'une nouvelle usine de conditionnement du verre financée à même le système de consigne, alors que les entreprises québécoises déjà en activité ont investi leurs propres capitaux, assumé les risques et développé une expertise maintenant établie.
Le refus de rendre accessible le rapport ayant servi à justifier le projet empêche pour l'instant d'examiner les besoins, les capacités existantes et les motifs de la décision en toute transparence.
Comme toute entreprise qui œuvre à la circularité, la viabilité du modèle dépend d'un accès suffisant et prévisible aux matières. Voilà un enjeu bien compris dans le secteur de la valorisation des matières.
Lorsqu'un organisme contrôle l'orientation des volumes, choisit les prestataires et finance une capacité concurrente au moyen d'un système obligatoire et réglementé, il ne concurrence pas les entreprises existantes dans les mêmes conditions. Sur le terrain, ce déséquilibre peut rapidement se traduire par des investissements dévalorisés, des emplois menacés et une concentration accrue de la filière.
La circularité doit permettre de mieux utiliser, compléter et renforcer ce qui existe déjà.